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31.05.2007
le cours du cuivre ne cesse de grimper
Parlons rolland garros . ça changera un peu et puis c'est d'actualité après tout . Il y a quelques années porte d'auteuil sévissait un chat . Tchéque . le chat était tchèque . Il répondait au doux nom de miroslav mécir . Et il était surtout connu pour poser la balle à des endroits où personne n'avait imaginé qu'ils puissent la mettre . C'était sa tactique . ça ne lui a pas permis de se forger un palmarès impréssionnant mais bon à coté de ça , il a gagnait une certaine estime , dont la mienne ne premier parce que moi , si il y a bien des types que j'adore , ce sont ceux qui savent parfaitement faire les contre-pieds et mécir , c'est bien simple , c'était Monsieur contre-pieds. Imbattable à ce jeu là . A faire tourner en bourrique ces adversaires .
Je vais faire un contre-pied moi aussi . je vous le dis à l'avance alors forcement ça va réduire l'effet de surprise mais bon c'est comme ça . Aujourd'hui donc , je vais parler non pas pop , non pas rock , non pas electro , même pas indie-music à vrai dire . Non je vais parler folk au vrai sens du terme , c'est à dire folklore . folklore des balkans pour être plus précis . Je vous avoue que moi-même ça me surprend un peu de parler ici bas de telle musique mais bon , il paraît que ça va être très branché et très hype d'ici peu , alors je prends un peu d'avance .
Donc voilà "a hawk and a hacksaw " , c'est un groupe ...............américain . Et hop deuxième contre-pied et celui là je suis sûr que vous ne l'aviez pas vu venir . Moi non plus en fait . Comme quoi le folklore balkanique n'est pas forcement l'apanage des ressortissants de cette région .
A hawk and a hacksaw est un groupe fanfare , un duo orchestre . A la base de la pyramide , il y a Jeremy barnes , originaire de albuquerque , nouveau mexique et lorsque je vous aurais dit ça , vous aurez déjà tout compris .
Parce alburquerque , utilisation massive des cuivres , influence notoire des traditions balkaniques , vous pensez inévitablement à zach condon et à son gulag orkestra . Et vous avez raison .
jeremy barnes , pour revenir à lui , a commencé par cotoyer diverses formations (dont bright eyes , broadcast , neutral milk hotel ) s'est éxilé en angleterre , a bossé dans un camp de réfugié , a enregistré le premier album de " a hawk and a hacksaw " , est parti à prague pour enregistrer un deuxième album , est revenu au nouveau mexique , a rencontré heather trost (l'autre moitié du duo ) . Barnes est un bourlingueur , un vrai de vrai , un de ceux qui s'enrichissent de ce qu'ils vivent et qui s'inspirent de ceux qu'ils rencontrent . Saine démarche .
Finalement le groupe , désormais au complet , quitte le nouveau mexique pour la roumanie , puis l'ukraine , puis la moldavie où ils se posent dans un village sans ame pour enregistrer un troisième album en s'inspirant de coutumes locales . Ouf . Un périple digne de ce nom . On est alors en 2006 et si je vous parle aujourd'hui de "a hawk and a hacksaw " c'est parce que je découvre en ce moment "the way the wind blows " , le fameux album sorti de nulle part l'année dernière .
Que tous ceux qui aiment le violon joyeux , que tous ceux qui ont une tendresse toute particulière pour les cuivres se réfugie illico dans cet album là . Parce qu'ils sont là bien entendu les cuivres et rarement ils n'ont été autant mis en valeur . ils virevoltent , se déchainent , se cabrent , ruent , courrent , chantent , berçent , et au bout du compte nous emportent . Loin , très loin , là bas , près d'une forntière ukrainienne qui parait soudain vachement hospitalière . dans cette musique là , il y a de l'envie , il y a de la joie , il y a de la solidarité , il y a de quoi surchauffer la planête et pour une fois voilà un réchauffement climatique salvateur . Nous c'est bien simple , on passe notre temps à détruire l'ozone de la terre et "a hawk et a hacksaw " passe leur temps à reconstruire l'osmose de la terre . A ce niveau là , leur musique devrait presque être déclaré d'intêret public . carpe diem !
a hawk and a hacksaw : ihabibi (mp3)
a hawk and a hacksaw : zozobra (mp3)
a hawk and a hacksaw : portland town (vidéo )
no smoking orchestra : daddy don't ever die on a friday (mp3)
17:53 Publié dans blue lines | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : a hawk and a hacksaw, jeremy barnes, beirut, albuquerque, no smoking orchestra, kusturica, mécir
25.05.2007
Qu'on laisse dormir le mort !
Les histoires de famille , je vous jure . Il y aurait matière à écrire des polars . ne jamais parler de succéssion , c'est un sujet houleux voire carrement dangereux pour les relations fraternelles . Surtout si il y a un peu d'argent en jeu . Vous avez remarqué comme le fric peut être source d'ennuis ? Autant j'ai toujours regretté d'avoir été l'unique enfant de mes parents , autant je me dis , il y a des jours , que je préfère être seul lorsqu'il faudra décider à qui va revenir la maison familiale acquise par mes grands parents aux prix de sacrifices énormes . Enfin bref .
je suis de mauvaise humeur . ça ne transparait pas comme ça de mes propos , mais bon je vous le dis , alors croyez moi . Pourquoi faut il toujours qu'on compare les groupes entre eux ? Pourquoi ces références aux illustres (ou moins illustres ) ainés . J'ai fait un sondage . C'est à la mode , ce qui ne veut pas forcement dire que ce soit très utile mais passons , ça c'est un autre débat .
Mon sondage me dit qu'il y a plus de la moitié des critiques , des chroniques voire des posts sur les blogs qui ne savent pas parler musique sans balancer une voire plusieurs références à d'autres artistes . Attention je parle evidemment des textes un petit peu étayés . Pas de ceux qui tiennent en 5 phrases du genre . Machin chose nous vient de ........... , c'est son enieme album , il est produit par x et ça sort dans 1 mois . voici un mp3 ou une vidéo . Rideau .
En même temps , ça m'arrive de temps en temps de comparer . C'est un peu une solution de facilité . Et si vous fouillez bien mes posts précédents , je suis sûr que vous pouvez facilement me prendre en défaut parce que oui , moi aussi , je sombre parfois dans la facilité . faute avouée n'est qu'à moitié condamnée .
bon alors , qui sont les héritiers de joy division ? est ce "the national " , est ce "city-state" ? est ce un autre groupe encore ? Je me dis que le pauvre ian curtis , doit se retourner dans sa tombe de macclesfields . Déjà qu'en ce moment il jouit de plus d'exposition qu'il ne l'a jamais souhaité .
Enfin bref . Alors the boxer . Et bien the boxer , c'est la suite d'alligator . Et comme je n'étais pas spécialement emballé par le précédent opus , je ne le suis pas non plus par celui là . désolé .
Il y a bien sûr cette voix grave , franchement attirante , il y a une atmosphère sombre , encore plus crepusculaire qu'auparavant . Reste qu'il ne faut pas trop en jouer . tout le monde le sait . Ne jamais trop insister sur ses atouts mais chercher plutôt la petite étincelle qui fera la différence . c'est un peu là que le bat blesse . Tout est bien régulier , bien plat , bien uniforme et ça ne demarre jamais vraiment . ça manque de coups tordus et de tours coudés . Et comme la batterie est un peu grippée , c'est finalement quand elle est moins audible que ça se présente le mieux . enfin bref c'est bien mais pas phénoménal . après tout il fallait bien un refractaire .alors j'endosse ce rôle là pour une fois .
City-state eux , bénéficient de l'avantage du doute et de l'indulgence que l'on peut éprouver envers les premiers albums car "monument " en est un ( un premier album , pas un monument !) . Ceux qui ont poussé la comparaison avec qui vous savez , l'ont fait à la vue de quelques elements bien tangibles . là encore une voix grave , un rock atmosphérique , des mélodies noires , et une construction pas stable . D'ailleurs la pochette est révélatrice , isn't it ?
Moi je sais pas mais ça m'emballe ces constructions là . ça m'emballe parce que ça ne tourne pas rond , parce que ça ne boucle pas , parce que ça virevolte , parce que l'espace est mieux rempli . ça m'emballe parce que c'est encore dans la fragilité que les sons sont les plus purs , ça m'emballe aussi parce que ça fait naitre des attentes et des espérances et comme on dit , heureux soit celui qui rêve .
ça m'emballe enfin parce que les tranchées de guitare sont simples et limpides (great lakes ) , parce que la cadence varie d'ujn moment à l'autre , parce que le chant est tout sauf parfait ( great lakes encore ) , parce qu'il y a là , un vrai sens mélodique (this place : énorme ) et une capacité à surprendre .
Ne nous trompons pas . city-state ne joue pas de la musique d'art et d'essai . Et puis peut-être que cet album ci sera sans suite crédible . Oui possible .
Mais à vrai dire je m'en fout un peu . Ce sera bientôt l'été et j'ai besoin de fraicheur . laissez la porte du frigo ouverte !
PS : les photos sont de natalie curtis
17:56 Publié dans blue lines | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : city state, city-state, monument, ian curtis, control, joy division, the national
17.05.2007
On est tous des elliott smith
Toole pour la littérature , Van gogh pour la peinture , Buckley bien sûr . lagarce pour le théatre . Et puis aussi bukowski , morrisson , curtis , gainsbourg , hitchcock voire kubrick à un dégré moindre . J'en passe et des meilleurs .
Combien sont ils à avoir été ou à être beaucoup plus reconnus une fois mort que de leur vivant ? Et est ce que dans ce panthéon là , il n'y aurait pas une petite place pour elliott smith ? Il faut dire qu'il a toutes les qualités pour , Elliott . Un talent sous estimé alors qu'il était encore en vie , un parcours chaotique , une histoire difficile ,et puis une mort bien cruelle et bien triste pour accentuer la légende . Sans oublier , et c'est important , une oeuvre posthume qui dépasse l'entendement . Alors c'est assurement un candidat potentiel .
ça me dérange un peu pour tout vous dire , les albums posthumes .
C'est certainement une intention fort louable au départ. Mais bon , moi je me dis que derrière tout ça , il n'y a pas la patte du principal intéréssé . Et je me dis aussi que ça ne lui rapportera rien maintenant qu'il est de l'autre coté .
Alors voilà , il y a "the now " disponible dans toutes les bonnes boutiques ,comme on dit , et grosso modo c'est une compil de raretés qui n'en sont pas vraiment puisque tous les admirateurs d'elliott avaient déjà pu écouter ça auparavant . Est ce que ça a un intêret ?
Peut etre après tout . parce que qu'il y a surement des types qui n'ont jamais écouté elliott smith et dans ce cas là , l'expression "mieux vaut tard que jamais " est toute justifiée . Et puis punaise , elliott smith quand même ... On peut bien me dire ce qu'on veut , il n'y en a quand même pas beaucoup qui ont le talent de ce type .
C'est l'histoire d'un gars qui a cherché à atteindre le sommet de l'everest en solitaire . il n'en est pas revenu . C'est peut etre bien comme ça . Les honneurs , il a toujours eu horreur de ça . Il nous reste ses traces visibles dans la neige , alors donnons nous la main et allons y parce que intrinsequement on est tous des elliott smith .
et comme la dernière fois :
18:20 Publié dans blue lines | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : elliott smith, the now, lagarce, curtis, toole, posthume
10.05.2007
au(s)tères minus , tout le monde descend
Non , n'insistez pas , je n'en parlerais pas malgré le poids évident de la déception . Je n'en parlerais pas , parce que je me connais et je sais parfaitement bien que si je réagis à chaud , je risque de dire des méchancétés à environ 19 millions de personnes . Or parmi ces 19 millions , il y a certainement que je connais personnellement , il y en a certainement avec lesquelles je bosse et même mieux il y en a peut etre à qui je parle de temps en temps . Alors il vaut mieux éviter . 19 millions , pour tout vous dire , ça me fait un peu peur .
Et puis au pire , il me reste encore 5 ans devant moi pour marquer ma désapprobation . Alors je ne vais pas non plus me précipiter . Après tout pour le moment , il n'a pris aucune décision . Enfin si , il a déjeuné au fouquet's le jour de son election et puis depuis il est parti en vacances sur un yatch de luxe prêté gracieusement par un ami bien placé . C'est idiot moi j'aurais pu lui passer ma tente 2 places et puis il y a une boulangerie juste à coté de chez moi , ce qui fait qu'il aurait pu acheter des sandwichs pour la route . Enfin .
Donc voilà , j'ai décidé aujourd'hui de vous parler de minus , ce qui n'a absolument rien à voir avec nicolas Sarkosy . Quoique .........
Comme il y a en a plusieurs plusieurs (de minus ) , j'ai tiré au sort et , ploum , ploum , ça sera toi , c'est tombé sur minus the bear . Un ours qui descendra de ses montagnes durant l'été parce que c'est bien connu , les ours hibernent et ne sortent que lorsque les beaux jours reviennent .
C'est chez suicide squeeze que paraitra le 21 aout le 3ème album du groupe . 3 albums et 5 gars . Pas franchement rassurants les gars . Comme aurait dit l'enfoiré , ils sont pas tibulaires mais presque . Si je vous dis , cheveux longs et sales , jean's troués , rocailles dans la voix , guitares à fleur de peau , nerfs à vif et musique opréssante , vous me dites grunge . Tout juste . Enfin là , pour tout vous dire , il parait que c'est du post grunge , parce que il y a un petit coté experimental et electronique . Bon ok , pourquoi pas .
En tout cas si vous aimez les frissons qui frolent l'échine , les riffs angoissants , les apaisements furtifs , les peurs qui ressurgissent , tout ça se retrouve dans les morceaux de minus the bear , comme par exemple cet imparable "dr l'ling " premier single du prochain opus . Ah oui c'est aussi conseillé pour les nostalgiques du rock typé année 80 et il parait que c'est absolument diabolique sur scène .
La suite de l'histoire , c'est minus story et théoriquement j'aurais du commencé par eux , puisque l'album sortira le 19 juin et le label , c'est jagjaguwar . Rien que ça , ça delimite le paysage . Par rapport à leurs prédécesseurs de minus the bear , il y a rien de commun , si ce n'est un mot au sein du nom . Plus de dépouillements , plus d'amertume , plus de tristesse , plus de voix qui pleurent , plus de secheresses , plus de guitares mélodramatiques . Ils viennent du kanzas en meme temps alors ça s'explique un peu . Mais méfions nous quand même parce que ces gars là , au milieu de leur désert , ils ont soudain trouvé l'électricité , le bruit et la fureur et vous allez voir qu'ils ont compris comment s'en servir . Pour un peu ils feraient pousser las vegas dans votre salon .
Comme quoi pour les austères minus , c'est peut-etre pas la fin mais plutôt un départ . Pas la peine de courir , le trains sifflera trois fois ........
minus the bear : dr l'ling (planet of ice l: e 21 aout chez suicide squeeze )
minus the bear : pachuca sunrise
minus story : stich me up (my ion truss : le 19 juin chez jagjaguwar)
et pour reprendre un principe cher à coolbeans :
21:00 Publié dans blue lines | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : minus the bear, minus story, jagjaguwar, sarkozy
05.05.2007
9 ans et des poussières
Dix ans . ça fait long dix ans . plus que neuf mais moins que onze comme dirait l'autre . Il y a 10 ans , je préférais boire un café tranquille plutôt que de saluer un drapeau . Il y a dix ans , ça m'avait value quelques heures passées dans un endroit sordide que les gars du coin appellaient couramment trou . il y a 10 ans , je n'aimais pas les week end consignés . Il y a 10 ans , j'ai rencontré un type qui lisait les mêmes bouquins que moi , qui écoutait les mêmes disques que moi et qui n'aimait pas le kaki . Punaise , j'ai toujours detesté le kaki .
Il y a presque 10 ans , lui et moi , on a un peu picolé parce que dix mois là bas , c'était quand même 10 mois de trop . Il y a neuf ans et 10 mois , lui et moi , on a décidé de se revoir une fois finie notre période de devoirs , de se faire une sortie concert . Comme ça . Pour voir à quoi on ressemblait avec des cheveux longs . Il y a 9 ans et demi , on est rentré au pezner pour ce qui restera comme un des derniers (bons) concerts de cette salle jadis mythique . Il y a 9 ans et demi , on a écouté un suisse , en première partie . Polar il s'apellait .
Il y a 9 ans et demi , une fille s'est installé à coté de moi . A cette époque , je tombais facilement amoureux des filles qui s'installent à coté de moi . Il y a 9 ans et demi , j'ai parlé un peu à la fille . Elle parlait pas français , je parlais mal anglais . Il y a 9 ans et demi , lui m'a donné un coup de coude .Pas compris pourquoi . Il y a 9 ans et demi , l'entracte est passée , la salle s'est eteint et la fille d'à coté est montée sur scène . Lui m'a dit que j'étais un vrai con . pas faux .
Il y a 9 ans et des poussières , joey burns et john convertino suait déjà l'air de tucson et s'apellait déjà calexico . il y a 9 ans et des poussières ils jouaient aussi dans un autre groupe avec un copain à eux . un baroudeur le copain , au doux nom de howe gelb . Il y a 9 ans et des poussières , j'assistait au pezner à un concert de OP8 . opiate ( O .P. EIGHT) . tout un programme . une drogue à l'accoutumance viscérale .
il y a 9 ans et des poussières les reprises de lee hazelwood et de nancy sinatra étaient encore rares .
Il y a 9 ans et des poussières , la fille d'à coté avait un violon morne , le piano magique , une voix teintée de miel et un regard fondant . il y a 9 ans et des poussières ,"it's a rainbow" , " if i think of love " . A mourir de bonheur sur place .
Il y a 9 ans et des poussières , lisa germano .
Il y a quelques heures et des poussières , je suis tombé sur une photo de lisa . Elle n'a pas tellement changé depuis ce temps là.Je me suis bien demandé ce qu'on s'était dit lorsqu'elle était venu se poster à coté de moi dans la salle du défunt pezner . Je ne sais plus .
Il y a quelques heures et des poussières , j'ai ressorti slush , l'album de OP8 , il y a quelques heures et des poussières , j'ai écouté à nouveau "if i think of love " . Il y a quelques heures , je suis devenu poussière .
Il y a quelques minutes et des poussières . Il faudra que je pense à rapeller lui . Punaise , 10 ans finalement , ça passe vite .
lisa germano :if i think of love (mp3 ) ; if i think of love : (video youtube )
lisa germano : too much space (mp3)
op8 : it's a rainbow (mp3)
op8 : sand (reprise de nancy sinatra et lee hazelwood ) (mp3)
13:20 Publié dans blue lines | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : lisa germano, op8, lee hazelwood, nancy sinatra, pezner
01.05.2007
Quatre miss , trois mats , deux mots , le tout un 1er mai
Il y a des questions qui ont le méritent d'être posées (cf article de la blogothèque) et auxquelles , spontanement , j'ai presque envie de répondre oui . On est toujours ravi de trouver un compagnon de pensée , un type qui défend les mêmes opinions que vous et ce d'autant plus , lorsqu'il s'agit de démonter une idée qu'on estime largement infondée . Alors voilà , merci pradoc , d'endosser pour le coup , cet habit de justicier et d'avoir écrit cette chronique auquelle je me rattache volontiers . merci surtout d'avoir vanté les mérites de "no shouts no calls" .
En début d'année , je me demandais si quelqu'un sortirait un album plus magistral que "some loud thunder " en 2007 . Puis par la suite , je me disais que neon bible allait devenir rapidement un album culte, difficilement égalable . Je me trompais au moins sur un point . On a fait mieux . Elles ont fait mieux .
Autant le dire tout de suite .Je ne suis pas toujours très objectif ; j'ai une serieuse tendance à m'emballer dès qu'on parle musique . et puis j'écris cette chronique , là alors que je viens d'écouter pour la enième fois le dernier album d'electrelane et je sais bien que pour mieux apprécier la valeur d'un album , rien de tel que de s'en distancier .
Alors vous avez le droit de ne pas être d'accord et vous avez même le droit de me le dire . Les goûts et les couleurs ................
Il y avait bien eu ces rumeurs venant du grand large . Electrelane se serait noyé en déviant de l'axe de leur position initiale pour atteindre le cap pop . Et bien la réponse est en chanson messieurs dames . Non seulement elles sont bel et bien arrivé à bon port mais en plus il suffit d'écouter 1 minute de l'album pour comprendre que pop et electrelane ne rime pas forcement ensemble . ou alors c'est que je ne comprends rien à la musique , ce que j'admet volontiers .
Donc voilà un album sorti des flots , qui n'évite pas les ecueuils mais qui rebondit dessus . Un album osé , qui se mouille . un album risqué qui ne ressemble pas à une croisière au long cours mais plutôt à une course en solitaire . sans escale qui plus est . Un album porté . Par les vagues , par les ressacs , par les chants des sirènes surtout et si il faut chercher une différence majeure entre les trois précédents albums et ce "no shouts no calls" c'est peut-être justement dans la voix car voilà la nouveauté . Electrelane ne s'affranchit plus du timbre . vanity susman a une voix de marin , résonnante mais pas raisonnable , capable de carresser l'échine pour mieux vous attirer vers une ile mystérieuse et acceuillante .
Sur no shouts no calls , il y a donc des changements d'allure (sur after the call ) , il y a des déferlantes de vague (sur the greater times ) , il y a du vent dans les voiles , il y a des filles qui parlent avec des dauphins (sur saturday ) , il y a presque un morceau de matelot solitaire ( in berlin ) et puis il y a même 40 secondes (au début de between the wolf and the dog ) qui ridiculise n'importe quel rockeux .Et puis au bout de la route , il y a enfin la lumière (lighthouse ) et un morceau d'acceuil , ukulélé compris ( cut and run ).
Finalement c'est peut-etre "at sea" (titre prémonitoire! ) qui résume le mieux la situation . Là dessus vous entendrez l'appel mysterieux des sirènes , le tempo qui s'accroit brusquement , vous entendrez le combat contre les elements rythmé par une batterie martiale , vous comprendrez que la musique c'est un savant dosage où chaque son tient sa place .
Electrelane joue de la musique de mecs avec une grâce féminine et joue de la musique de fille avec virilité . Elles surfent sur les flôts , frolent l'abîme mais ne sombrent pas . Et une fois arrivées au port , passé le traditionnel moment de sentimalisme due aux retrouvailles , elles n'aspirent qu'à une chose , retourner en mer parce
"at sea there's always tomorrow , there are ways to be free"
Nous , nous n'avons plus qu'à attendre au port et si , un jour , elles nous manquent trop , nous n'avons plus qu'à nous replonger dans le récit de leur dernière aventure . ça s'appelle "no shouts no calls et c'est sorti chez too pure .
electrelane : to the east (mp3)
electrelane : at sea (mp3)
electrelane : after the call (mp3)
11:04 Publié dans blue lines | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : electrelane, axes, no shouts no calls, too pure




